Après la mort de sa mère, un cinéaste tente de comprendre comment sa disparition a changé sa vision du monde. À travers les images qu'il garde d'elle, des objets du quotidien et des souvenirs d'enfance, il revisite leur relation et réalise que leur lien a fait de lui un individu libre, en tant qu'homme et en tant qu'artiste. Brodé d'échos littéraires, le film se déploie comme un collage intime et vibrant de couleurs, de textures et de formats, où archives familiales, moments mis en scène et scènes domestiques sont unifiés par le regard bienveillant de la mère. Dernier volet de la « Trilogie de la cabane » de Pauwels, La deuxième nuit est un dialogue entre deux générations, ainsi qu'un essai poétique où l'expérience personnelle rencontre la mémoire collective. C'est avant tout une réflexion sur la manière et la possibilité de regarder le monde à travers les yeux de ceux qui ne sont plus là.
« « Il n’y a qu’au cinéma que l’on peut regarder le soleil et la mort en face », c’est par ces mots qu’Éric Pauwels ouvre son film dans lequel il interroge les objets de son passé, les images et les sons qui constituent son histoire familiale. Cette mosaïque intime en forme d’ode à la mère disparue questionne, par un subtil travail de montage, notre propre disparition. »
Pascal Catheland / Tënk
« Ainsi procède La deuxième nuit, entre première et deuxième personne, collage vibrant de couleurs et de formats, de souvenirs et d’objets, qui ne sont pas des memento mori mais des traces du passage du temps. »
Charlotte Garson / Cinéma du Réel

