Dans une petite cabane bleue au fond de son jardin, le cinéaste belge Eric Pauwels trouve un refuge tranquille pour rêver à un film qui contiendrait tous les films qu'il a jamais imaginés. Au fil des saisons, le cinéaste se laisse porter par le temps, à travers ses souvenirs et les objets qui lui sont familiers. À partir de coupures de journaux, de vieilles lettres conservées dans une boîte à cigares, de coquillages cauris et autres « fossiles » de ce genre, Pauwels élabore des voyages imaginaires qui entremêlent des fragments de vie et de fiction. Le film se déploie comme une déambulation ludique à travers le temps et l'espace, traversant océans, continents et époques. Alors qu'une aventure en entraîne une autre, relançant sans cesse le voyage, chaque image remémorée devient la pièce d'un ensemble plus vaste : un immense puzzle onirique d'histoires et de moi possibles.
« Avant tout, il y a des images et des sons. Des promenades, des voyages, des rencontres : comme le peintre dessine des esquisses, je prends des images, ici ou là-bas, l’ordinaire et l’extraordinaire ; et j’enregistre des sons, découvre des musiques. Période d’une volonté douce, lente ; ce n’est pas encore une marche, c’est une promenade. Période de latence, de germination. C’est le début : l’oreille qui écoute, le regard qui se porte sur les choses. »
Eric Pauwels
« Si au départ, on ne sait que penser devant ce patchwork cousu au fil de soie, on finit par se laisser prendre, comme une mouche dans une toile, mais une mouche consentante. »
Arthur Cahn / Cinéma du Réel
« Les films rêvés n’est en aucune façon un inventaire nostalgique des films à faire, ni même un catalogue d’histoires plus captivantes les unes que les autres, mais l’interrogation persistante d’une instance unique à la fois composante essentielle de la personnalité, sans laquelle le regard est aveugle, condition du développement de l’humanité et source de toute création artistique : le rêve – et son corollaire : le paradis. »
Yann Lardeau
« Invention cinématographique fascinante et essentielle, il dépasse, et de loin, la simple notion d’universel pour nous plonger tout cru, tout vivant dans une aventure qui ne nous lâchera plus. Expérience irréversible, rite de possession à même la peau de nos songes, Les films rêvés est une histoire qui ne pouvait qu’être un film. »
Philippe Simon / Cinergie

